Accueil Date de création : 12/09/09 Dernière mise à jour : 11/03/10 21:26 / 72 articles publiés
 

P-05  (Prologue) posté le mardi 24 novembre 2009 23:12

Ici, je pouvais trouver tout et n’importe quoi, grâce à ma meilleure amie, Lucca Séréna. Du parfum, des mets rares, des potions et coctions connues d’elle seule, son magasin était une véritable mine d’or pour les gens comme moi. Depuis quelques années, la mode revenait aux valeurs simples, aux recettes de grand-mère, à l’ancien temps en somme, c’était d’ailleurs pour cette raison que le magasin fonctionnait si bien !

Lucca : Tiens, Cali ! Comment ca va ma grande ?

Cali : Pas trop mal, je sors du boulot donc t’imagines mon état.

Lucca : Encore Anna et Matthew, je suppose ?

Cali : Gagné ! Je te jure, je les supporte plus tous les 2. Enfin bref, parlons d’autres choses, comme de ma commande… *voix basse* spéciale.

Lucca : Pas besoin de parler à voix basse, il n’y a personne au magasin, en plus j’allais fermer.

Cali : Ah oui, c’est vrai ! Bon, ben ma commande !

 

Lucca, 25 ans. Je la connais depuis  bien longtemps, près de 18 ans. Bien que d’origine gitane, elle a vécu chez moi toutes ces années, jusqu’à ce qu’on prenne chacune la voie de l’indépendance durant 5 longues années pour finalement se retrouver il y a 2 ans, et elle ne s’en est pas trop mal sortie. Je ne l’ai jamais vu dans les bras d’un homme, à croire qu’elle avait envie de rester célibataire toute sa vie. Je la décrirai comme sarcastique, mystérieuse, aventurière. J’ai toujours pu compter sur elle, et c’était bien réciproque. Son physique ne m’a jamais choqué, j’en ai pris l’habitude alors que les autres…

 

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P-06  (Prologue) posté le mardi 24 novembre 2009 23:20

Ses yeux.  Peut être que c’est son regard qui l’a persuadé de fuir les hommes… Pourtant, elle n’a pas l’air d’être complexée. Il faut savoir que son œil droit n’est pas un œil de verre, et que cet iris n’est pas de sa couleur originelle. Aucune chirurgie n’aurait pu réaliser un tel travail donc il ne nous pas été des plus faciles d’expliquer la cause de cette caractéristique pour le moins particulière.

 

 

 

Lucca : Où est-ce que j’ai rangé ce truc là ?

Cali : Pitié ! Dis-moi que tu l’as ! C’est une commande spéciale !

Lucca : C’est bon, je te fais marcher ! Relax !

Cali : Je te jure, ca me stresse ! Je dois encore tout mélanger, la cuisson et super longue et je vais surement y passer mon après midi !

Lucca : Ah, c’est bon je l’ai ! Et pas la peine, je l’ai faite ta potion !

Cali : T’es un amour ! Ce n’est pas pour rien que tu es ma meilleure amie !

Lucca : Je sais ! Hum, Cali, si tu as un moment, j’aimerais que tu t’asseyes 2 minutes, je dois te parler de quelque chose de très important.

 

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P-07  (Prologue) posté le mardi 24 novembre 2009 23:33

Lucca : Ce n’est encore qu’une rumeur mais je pense qu’il vaut mieux y prêter attention…

Cali : Vas-y Lucca, qu’est ce qui te turlupine à ce point ?

Lucca : Il y a 3 jours, un groupe de 9 personnes a été retrouvé mort près d’ici tu te souviens ?

Cali : Oui, les médias n’ont pas arrêté d’en parler.

Lucca : Des sorciers...

Cali : Quoi ? Mais attend, c’est impossible. Tu divagues. Comment 9 sorciers auraient pu être décimés comme ça ?

Lucca : J’ai eu confirmation. Le clan Maderlitch est à l’origine de ce massacre, mas ils ont perdu certains de leurs hommes durant la bagarre. Ce n’est qu’une supposition, mais si des membres du clan Filadelf ont été assassinés, tu as à craindre également pour ta vie.

Cali : Tu n’as pas à t’inquiéter Lucca, tu sais très bien que je suis extrêmement prudente en ce qui concerne ma vie, et ma famille aussi.

Lucca : Je sais mais, cette fois ci, la chasse aux sorcières a commencé, et ca ne sera pas pour les mêmes raisons que le maccarthysme de Joseph McCarthy en 1950 aux Etats-Unis, et surtout, ca n’aura pas les mêmes conséquences…

Cali : Ne t’en fait donc pas ! Bon, je dois y aller. Mon commanditaire devrait arriver d’ici 2 petites heures. Merci pour tout Lucca et pour ce qui est du clan Maderlitch, je sais me défendre.

 

 

 

Les  Maderlitch, les plus puissants sorciers de l’union des Ténèbres … Je les détestais et simultanément, les craignais. Mais j’avais d’autres préoccupations qu’un groupuscule mystique. Alors que je me rendais à mon appartement, je surpris mon voisin, Foy Dupont, dans les bras d’une femme au goût vestimentaire peu acceptable.

Jeune femme : Tu es si drôle Foy chéri ! J’ai passé un après-midi des plus exquis.

Foy : Tu devrais pourtant savoir que je suis le meilleur, Gina.

Ils fleuretaient devant ma porte, comme si de rien n’était. C’était inconvenant, et assez vulgaire. Foy Dupont avait emménagé la même année que moi dans l’appartement d’en face, c'est-à-dire il y a 1 an 1/2. Je ne le supportais pas, il était  arrogant, imbu de sa personne, et dénué de courtoisie. Et en ce qui s’agissait des femmes, j’avais le droit à un défilé perpétuel avec en plus du visuel, le sonore qui allait avec (et pourtant, les murs étaient épais) !

Foy : Passe quand tu veux Gina.

Gina : Bien sûr mon chéri ! A bientôt.

Elle s’en alla, laissant tomber entre temps un vieux mouchoir usager devant ma porte. Je n’en revenais pas, quel manque d’éducation. Enfin, ce qui fit déborder le vase, c’est avec quelle désinvolture elle me bouscula sans s’excuser pour rejoindre l’ascenseur.

 

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P-08  (Prologue) posté le mardi 24 novembre 2009 23:37

Cali : M. Dupont ! J’ai deux mots à vous dire.

Foy : Que me vaut l’honneur de vos nouvelles réprimandes, Miss Slemens ?

Cali : Que vous preniez cet immeuble pour un hôtel de passe, je peux encore l’accepter puisque tout se déroule dans VOTRE appartement, mais que vous preniez le couloir pour un dépotoir, là, vous m’en demandez trop !

Foy : Pour un malheureux mouchoir, vous allez me dénoncer ? Voyons Miss Slemens, regardez, je ramasse ce mouchoir et on n’en parle plus.

Cali : C’est la dernière fois que je laisse passer vos frasques, la prochaine fois, j’appelle le propriétaire.

Foy : Je ne loue pas cet appartement, tout comme vous ne louez pas le votre, alors vous ne pourrez rien me faire, et appeler les flics pour un mouchoir risque de vous causez plus d’ennuis à vous qu’à moi-même.

Cali : Rrrrrrr, tachez au moins de faire moins de bruit la nuit, il y a des gens qui aimeraient bien dormir !

Foy : Hum, vous semblez vraiment avoir des nuits très mouvementées.

Cali : Il y a des gens qui travaillent contrairement à d’autres, et puis ca ne vous regarde pas ! Au revoir M. Dupont.

Foy : Au fait, puisque je prends cet immeuble pour un hôtel de passe, je peux vous poser une question ?

Cali : Qu’y a-t-il ?

Foy : Vous prenez combien pour la nuit ?

Cali : Comment ! Espèce de…

Folle de rage, je claquai la porte de mon appartement sous son nez. Je l’entendais rire à gorge déployé, fier de sa blague immorale. Non, je ne pouvais vraiment plus le supporter.

 

 

 

Toujours sur les nerfs, j’entendis la sonnette retentir. J’ouvris rapidement la porte pour dire mes 4 vérités à ce grossier personnage.

Cali : M. Dupont ! Sachez que je…

Une voix : Plus bas !

Je baissais la tête pour voir une minuscule personne se tenir devant moi. Il était habillé comme un sac mais je le reconnus tout de suite.

Cali : Oh, excusez-moi, je vous ai pris pour quelqu'un d’autre. Entrez, je vous en prie.

Le nain : J’arrive un peu à l’avance mais ca devient sérieusement insupportable cette situation !

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P-09  (Prologue) posté le lundi 30 novembre 2009 19:04

Je le conduisis dans la cuisine, où j’avais rangé la potion qui lui était destinée.

Cali : Maître nain, sachez que cette potion est très puissante et que…

Simplet : Appelez-moi Simplet.

Cali : Simplet, dîtes à votre ami de ne prendre qu’une seule cuillère à café de cette potion, sinon il risque d’avoir quelques petits problèmes d’effets secondaires…

Simplet : Joyeux est devenu vraiment insupportable ! On se demande parfois pourquoi Prof a voulu jouer les apprentis sorciers ! Une potion qui fait pleurer, quelle idiotie. Surtout que maintenant, la maison est devenue une vraie piscine ! Et en plus, avec le caractère de Blanche Neige…

Cali : Blanche Neige ?

Simplet : Rooo, elle a changé depuis quelques temps… Depuis que le prince l’a réveillé, elle n’est plus vraiment pareille. Elle râle tout le temps, elle boit, elle tue des animaux, et puis, ses vêtements, quelle horreur !

Cali : C’est si sérieux que ça ?

Simplet : Oh oui, d’ailleurs, se pourrait-il que vous veniez chez nous pour nous aider ? Parce que là, on va vraiment finir par devenir fou.

Cali : Oui, mais ce n’est pas à moi qu’incombe la responsabilité de gérer cette affaire, il y a la brigade des contes et…

Simplet : Tous des incompétents ! Nous avons bien dû nous adresser à vous pour la potion alors…

Cali : Dans ce cas… Je passerai demain avec une amie, ca nous fera une ballade comme ça.

Simplet : Parfait ! Je vais prévenir les 6 autres. Ah juste par curiosité, il y a quoi dans cette potion ?

Cali : Carotte, poivron, concombre, bave de crapauds, œuf de limandes et langues de dragons. Les ingrédients de base. Et vous, c’est étonnant, je pensais que vous seriez plus simplet, ce que raconte les frères Grimm serait faux ?

Simplet : Parce que vous croyez que je joue le simplet 24h/24 ? Et rêver pas, on est comédien, pas des malades !

Cali : Dommage, ca revoit toute ma vision des contes.

Après avoir raccompagné le nain Simplet jusqu’à l’entrée, je montai à l’étage pour m’affaler sur une banquette que j’avais installé là. Merlin vint me rejoindre et s’allongea sur moi.

Cali : Une grosse journée nous attend encore Merlin… Entre le journal, le voisin et les péripéties de Blanche Neige, je ne vais pas encore pouvoir profiter de ma semaine… Finalement, tu as une belle vie toi…

Merlin poussa un petit gémissement et posa sa tête contre mon ventre.

Cali : Il est déjà tard… Il va falloir que je m’occupe de mes potions… Je ne vais pas encore me coucher tôt moi…

Je suis Cali Slemens et je ne suis pas comme les gens qui vivent dans cette ville, Hanau, en Allemagne. Il existe par delà la Terre un monde différent de celui-ci, Estoryana, le monde des contes. Chaque conte y vit comme il l’a été raconté. Perrault, les frères Grimm, Anderson, tous sont originaires de ce monde. Malheureusement, toutes les histoires ne se déroulent pas forcément comme prévu quand les méchants prennent plus de pouvoir qu’ils ne le devraient. Du coup, une brigade des contes a été créée, mais elle semble peu active en ce moment. Moi, je ne puis y accéder car j’appartiens à une race interdite dans ma brigade, celle des sorciers. La magie ne devait en aucun cas être utilisée pour réparer les contes défectueux car les résultats pourraient être bien pires, et surtout, les sorciers étaient trop mal perçus pour qu’on leur fasse confiance. Préférant fuir  dans le monde des humains pour gagner mon indépendance, je créais des potions, résolvais quelques petits problèmes mineurs et étudiais les mœurs humaines. Je puis assurer que ce n’était pas de tout repos.

 

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