Accueil Date de création : 12/09/09 Dernière mise à jour : 11/03/10 21:26 / 72 articles publiés
 

P-15  (Prologue) posté le vendredi 11 décembre 2009 16:16

En sortant de ma douche, Madame Mime m’attendait pour sa ration de croquettes matinale. Ce chat noir était mon seul lien avec ma famille, qui ne me manquait absolument pas, excepté ma mère. Je m’appelle Foy, 25 ans, le plus jeune d’une famille de 3 enfants, et pourtant, je devais posséder l’héritage complet de ma famille et prendre la tête du clan. Pour cela, je devais au préalable faire mes preuves et une mission me fut affectée. Je devais la réussir à tout prix si je voulais devenir le leader, et recevoir le respect de mes pères.

Alors  que je nourrissais Madame Mime, j’entendis un bruit sourd provenant de ma chambre. Je me doutais bien de qui il pouvait s’agir, mais mieux valait prendre ses précautions. J’ouvris la porte doucement, me préparant à l’éventualité d’un quelconque agresseur, mais mon doute fut vite dissipé à la vue de la silhouette étendue sur mon lit.

« Sympa la déco et bien confortable ce lit, je pense que je viendrai plus souvent te rendre visite avec un ami pour en profiter ! »

Foy : Félonie, que me vaut l’honneur de ta visite ?

Félonie : Ne fais pas semblant d’être heureux de me voir Foy, je te connais plus que tu ne le crois !

Foy : Pourquoi ne serais-je pas ravi d’accueillir mon adorable sœur si discrète dans ses entrées et si délicates !

Félonie : Peut être parce que je te dis souvent des choses que tu ne souhaites pas entendre, comme des nouvelles de Père par exemple.

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P-16  (Prologue) posté le vendredi 11 décembre 2009 16:16

Félonie était ma grande sœur, dynamique, enjôleuse et sarcastique,  tous des traits de la famille. Je l’aimais beaucoup, mais à petite dose, parce qu’elle avait l’art de demander quelque chose à chacune de ses visites, et le plus souvent, il s’agissait d’argent.

Félonie : J’ai appris ta bavure d’hier soir. C’est un miracle que tu sois encore vivant.

Foy : Ce n’était pas une bavure, mais un piège. Et comment es-tu déjà au courant ?

Félonie : Tu oublies que je suis responsable des informations. En tant que chef-espionne du clan, je suis forcement la première au courant de tout ce qui se trame dans ta petite vie.

Foy : Tu me surveilles maintenant ?

Félonie : Non, du moins, pas officiellement, mais je ne veux pas que mon petit frère soit retrouvé mort au premier carrefour.

Foy : Ils étaient trop nombreux, mes 2 informateurs n’avaient aucune chance contre eux. Et moi, j’ai eu de la veine de réussir à les semer. Heureusement que la voisine m’a soigné…

Félonie : Encore une de tes conquêtes ?

Foy : Même pas ! Mais ça devient de plus en plus dur de travailler correctement.

Félonie : Ne m’en parle pas. Plusieurs de mes hommes sont portés disparus à l’heure qu’il est. Père est fou de rage, et Mère s’inquiète pour toi.

Foy : Rassure là, il ne m’arrivera rien.

Félonie : Et ta mission, tu en es où ?

Foy : Avant l’attaque, mes 2 informateurs m’ont confirmé que la fille que je dois retrouver se trouvait à Hanau il y a encore 5 jours. Je devrais avoir plus d’informations à ce sujet par Eleane.

Félonie : Eleane ?? Elle travaille encore pour toi ?

Foy : Bien sur, c’est la plus qualifiée, et puis, elle est là seule en qui je puisse réellement faire confiance.

Félonie : Je vois que tu sais ce que tu fais, je vais prévenir Père, il sera ravi d’apprendre que tu prends cette mission très au sérieux. Bon, je dois retourner à mon travail. Avec l’accroissement de la puissance ennemie, je n’ai jamais eu autant de boulot ! Alors que nous passions par une période d’accalmie, j’ai bien l’impression que la guerre est de nouveau en marche et que de grandes batailles s’annoncent.

 

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P-17  (Prologue) posté le vendredi 11 décembre 2009 16:16

Je sentais bien dans la voix de Félonie que cette guerre l’inquiétait fortement. Elle ne craignait rien n’y personne, pas même notre Père, c’est la première fois que je percevais autant de tensions en elle.

Félonie : En tant que membre de la brigade des contes, je suppose que tu seras l’un des moins exposés aux attaques magiques. Mais, fais attention à toi petit frère.

Foy : Je te l’ai dit, il ne m’arrivera rien. Et puis, vu comment bouge la brigade en ce moment, je ne risque pas grand-chose !

Je m’assis sur le lit, attendant une autre leçon de la part de ma sœur préférée, mais elle ne dit rien, elle me regarda et me sourit. Puis, elle ouvrit ma penderie et se glissa à l’intérieur. Puis, elle fit demi-tour, se pointa devant moi et m’embrassa sur le front, comme si j’étais encore un gamin. Et de son sourire le plus angélique me ramena à la dure réalité.

Félonie : Je suis fauchée en ce moment, tu ne pourrais pas me prêter un peu d’argent ?

Une fois qu’elle fut partie s’envolant par la penderie, après avoir préalablement vidé mon portefeuille, je saisis ma veste et sortit de l’immeuble pour mon rendez vous avec Eleane. Elle m’attendait dans le parc des enfants, au sud de la ville.

Sous son sourire radieux se cachait en réalité une carapace de silence quasiment indestructible. Discrète, mystérieuse, naïve et un peu froide, elle était espionne au même titre que ma sœur Félonie, mais cette fois ci, à mon propre compte.

La famille d’Eleane a toujours travaillé au service de la mienne jusqu’à ce que mon père décide de se passer de ses services. Evidemment, cela signifiait dans le langage de mon paternel se débarrasser d’eux. Eleane aurait dû disparaître mais ma mère l’a protégé et depuis, elle a toujours voulu rester à mon service. Elle m’était tellement dévouée qu’elle aurait risqué sa vie pour moi. Mais depuis que j’avais rejoint l’équipe de la brigade des contes, elle ne cessait de m’espionner,  oubliant parfois ses missions respectives.

Eleane : Maître, je suis heureuse de vous revoir.

 

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P-18  (Prologue) posté le vendredi 11 décembre 2009 16:16

Foy : As-tu du nouveau concernant notre affaire, Eleane ?

Eleane : Oui, la jeune femme que vous recherchez est retournée  à Estoriana. C’est une certitude. Néanmoins, aucune trace d’elle ou d’une quelconque existence de cette fille dans le royaume de la Lumière. J’ai réussi à réunir quelques informations intéressantes la concernant, plus particulièrement sur son enfance. Je crois que cela me sera très utile pour retrouver l’héritière du clan Filadelf. Je suis désolée de mettre aussi longtemps pour découvrir sa véritable identité, Maître. J’accepterai ma punition.

Foy : Nous sommes près du but, j’en suis persuadé …

L’unique héritière de la famille Filadelf, la fille unique du Roi sorcier de la Lumière… On ne connaissait ni son prénom, ni son apparence. La seule certitude était qu’elle était aujourd’hui une jeune femme de 25 ans. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin…

Foy : Merci Eleane, ton aide m’a été précieuse, comme toujours. Je voudrais que tu continues à entreprendre des recherches sur cette jeune femme, mais également sur nos ennemis qui résideraient à Hanau. Fais attention, ils sont très dangereux, j’ai faillit y laisser ma vie hier soir.

Un soupçon d’inquiétude dans son regard la trahissait, elle qui ne dévoilait jamais ses sentiments, pourtant je ne vis rien, trop absorbé par les révélations sur la nature de la fille Filadelf. Je me levais afin de regagner mon domicile et laissais Eleane à sa mission. Elle inclina la tête pour acquiescer et me regarda m’éloigner.

Entre la mission que m’avait confiée mon paternel et celles de la brigade des contes, je ne savais plus trop où donner de la tête. Néanmoins, il me fallait rejoindre le monde d’Estoryana pour le compte de la brigade et également pour affaire. Je n’aurais jamais cru que mon retour dans mon vrai monde aurait autant de conséquences sur le reste de ma vie.

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P-19  (Prologue) posté le vendredi 11 décembre 2009 16:16

Je regardais mon maître s’éloigner de moi la peur au ventre. Lui, si bon et généreux envers moi, aurait pu mourir, et je n’avais rien fait. J’aurais pu panser ses blessures, le protéger, mais j’avais échoué, j’étais restée seule glanant une quantité médiocre d’informations concernant la jeune fille du clan Filadelf. Je l’observais saluer les jeunes femmes ordinaires de son air enjôleur et charmeur alors qu’il n’avait jamais dénié m’adresser le moindre regard. Ces enfants qui couraient dans ce parc me faisaient rêver, pourrais-je être un jour une bonne mère ? Pauvre de moi, le seul homme que je respectais ne présentait-il que de l’indifférence à mon égard ? Qu’importe, moi, Eleane, moi qui n’avais plus de nom, avais décidé de vouer mon existence à protéger mon maître, même si pour cela je devais abandonner mes rêves et  ma vie, car sans lui, je ne serai plus rien.

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